Montreuil est une grande ville, avec des enjeux importants en matière de mobilité. Si 59 % des actifs qui habitent à Montreuil utilisent les transports en commun pour aller travailler, 19 % utilisent leur voiture, parfois pour des petites distances. Nous savons aussi que 29 % des actifs résidant à Montreuil y travaillent, et qu’ils peuvent plus facilement se passer de la voiture.

Dans ce contexte, nous avons travaillé avec plusieurs associations de transports et de promotion du vélo pour réfléchir aux meilleures actions à mener entre 2020 et 2026.
Ecologistes, nous affichons clairement nos priorités :

  • réduire la pollution de l’air et la consommation des énergies fossiles polluantes et non renouvelables,
  • apaiser la circulation, faciliter la mobilité pour tous et sécuriser les mobilités douces,
  • renforcer les transports en commun car la voiture individuelle est une impasse à l’échelle collective.

Nous soulignons par ailleurs que nos propositions s’inscrivent dans une relative continuité par rapport à l’action municipale depuis 2008, et plus particulièrement avec le Plan Vélo adopté en 2017 par la ville, sous l’impulsion de son adjointe écologiste aux transports, Catherine Pilon que nous saluons pour son travail.

Un grand nombre des propositions que nous portons doivent être portées au sein d’Est-ensemble pour être pleinement efficaces. Nous estimons, enfin, que la mise en œuvre de ces propositions devra prendre en compte des projections d’évolution de trafic à horizon 10/15 ans afin de garantir l’efficacité des mesures à long terme.

Favoriser les mobilités douces en toute sécurité

Dans la continuité du Plan Vélo 2018-2022 qui doit impérativement être mis en œuvre, nous voulons accélérer les aménagements cyclables à Montreuil et Est Ensemble, avec  la participation active des usagers et des acteurs membres du Comité Vélo.

  • Installations d’arceaux vélo aux abords des équipements publics et des passages piétons, pour garantir la visibilité des piétons

  • Assurer le respect des aménagements cyclables existants
  • Améliorer la sécurité et le confort des cyclistes sur les axes secondaires :
    • Déploiement de cédez le passage cycliste
    • Implantation de logo vélo dans le contresens cyclable
    • Lever un des principaux freins au développement de la pratique du vélo, le stationnement au domicile :
    • Implantation de nouveaux arceaux et de nouvelles Vélobox dans les quartiers qui en manquent
    • Création d’une subvention pour la création de locaux à vélos dans les immeubles d’habitation anciens
    • Favoriser l’intermodalité :
    • Implantation d’abris vélo près des stations de métro (possibilité de candidater aux subventions d’IDF mobilité)
    • Création de trois nouvelles stations Vélib dans le Haut Montreuil
      • Branly – Boissière
      • Montreau – Le Morillon
      • Entre Signac et les Ruffins

 

  • Création de nouvelles rues piétonnes, à définir en concertation avec les quartiers, afin de privilégier la vie de la rue plutôt que la circulation.
  • Expérimentation de nouvelles formes de « zones de rencontres », installations végétales ou autres le long des façades, élargissements de trottoirs, mises à niveau trottoirs-chaussée, marquages au sol et interventions artistiques, végétalisation, développement des «rues aux enfants» à travers un aménagement interdisant toute circulation motorisées et des mobiliers ou peintures au sol favorisant le jeu
  • Mise en place d’un programme “savoir rouler” pour développer l’enseignement et la pratique du vélo, en particulier dans les écoles.

 

  • Associer les usagers aux orientations politiques du territoire à travers les réunions trimestrielles du Comité vélo et mobilités actives
  • Et pour le Plan Piéton :
    • Élever les standards de confort et d’accessibilité des espaces publics au bénéfice des personnes à mobilité réduite
    • Renforcer la culture piétonne en indiquant dans les rues et sur les plans les temps de trajet à pied, en créant des promenades urbaines, en faisant la promotion de la marche auprès de différents publics,

Renforcer l’offre de transports en commun

  • Augmentation de la fréquence des lignes de bus les plus sollicitées, notamment les lignes 121 (de mairie à Rosny, via rue de Rosny), 122 (Mairie à Val-de-Fontenay, via Montreau et le Morillon) et 102 (la Boissière à Gambetta, via Mairie).

 

  • Prolongement de la ligne 129 jusqu’aux portes de Paris, via la rue de Paris.
  • Electrification des lignes 121, 122 et 102 pour lutter contre les nuisances occasionnées à Mairie de Montreuil.
  • Lobbying politique intense pour le prolongement du T1 jusqu’à la station de RER Val-de-Fontenay, afin d’améliorer la desserte des quartiers du Haut Montreuil traversés par cette ligne et permettre l’interconnexion avec le métro, le RER et le Grand Paris Express.

 

 

  • Défendre le prolongement de la ligne 9, jusqu’à l’hôpital André Grégoire et mettre en place dans intervalle une ligne de bus à forte capacité entre la Mairie et la nouvelle station Hôpital sur la ligne 11.

 

 

  • Suivre le projet de prolongement de la ligne 1, avec une station prévue aux Grands Pêchers.

 

 

Nos priorités pour le début du mandat

Nous accordons une place importante au vélo dans notre projet car il répond à la congestion automobile et la saturation des transports en commun. Ce n’est une vision simpliste et bobo mais une conviction qui repose sur des faits :

  • Le vélo est le mode de transport le moins cher (à titre individuel et pour la collectivité)
  • C’est aussi le plus rapide sur courtes distances en milieu urbanisé
  • Le vélo est bénéfique pour la santé publique. Il permet de l’activité physique au quotidien, réduit les maladies chroniques et diminue la pollution atmosphérique.
  • Le vélo est bénéfique pour l’environnement, puisqu’il permet une réduction de gaz à effet de serre et des nuisances sonores.
  • Le vélo est également gage de qualité de vie et convivialité, puisqu’il permet la pacification de l’espace public.

 

L’absence d’aménagements cyclables en site propre étant la première raison invoquée pour le non utilisation du vélo, nous en faisons notre 1e priorité et entendons poursuivre les aménagements cyclables.
Conscient que le vélo n’est pas la solution unique pour tous, nos propositions portent aussi sur la marche, sur la circulation automobile et le développement des transports en commun.

1- La mise en œuvre du Plan Vélo et la création d’un réseau structurant de pistes cyclables continues en site propre sur les grands axes de la ville

A commencer par :

  • Finaliser la piste rue Etienne Marcel (liaison Croix de Chavaux – Porte de Montreuil)
  • Réaliser la piste sur le boulevard Chanzy (liaison Croix de Chavaux – Porte de Bagnolet) et poursuivre vers Fontenay-sous-Bois par l’avenue Gabriel Péri et la rue de Stalingrad
  • Réaliser la piste sur l’axe boulevard Paul Vaillant Couturier / boulevard Aristide Briand jusqu’à l’hôpital intercommunal André Grégoire (liaison Centre-ville – Haut Montreuil)
  • Réaliser la piste sur l’axe rue Michelet / rue Raspail / rue de la République
  • Concevoir un nouvel aménagement cyclable de la Place Jacques Duclos à Croix de Chavaux pour mieux connecter les 5 axes existants

 

 

=> Les premiers aménagements répondent à 3 objectifs :

  • Finaliser des aménagements prioritaires du Plan vélo 2018-2022 sur lesquels Montreuil est engagé et qui correspondent aux propositions des associations cyclistes (le Vélopolitain et le REV – Réseau Express Vélo) et au ressenti des usagers (tel qu’il ressort du baromètre 2017 de la FUB qui recensent les points noirs).

 

  • Améliorer la connexion de Montreuil avec Paris, en s’inscrivant dans le calendrier du projet de rénovation de la porte de Montreuil

 

 

  • Réaliser le premier axe cyclable, continu et sécurisé du futur réseau de Montreuil pour permettre la connexion des futures stations de la ligne 11 avec le centre ville.

2- Un Plan Piéton pour sécuriser et rendre plus confortable le mode de transport le plus naturel et écologique

Nous voulons rééquilibrer l’utilisation des espaces publics au profit des piétons. Nous proposons de reconquérir l’espace et de donner plus de liberté de mouvement aux piétons :

  • Gagner de la place en redessinant les carrefours,
  • élargir les passages piétons, tenir compte des trajectoires naturelles observées,
  • baisser l’intensité de la circulation au bénéfice des transports en commun et des modes de transport doux.

Nous voulons aussi améliorer la qualité et l’accessibilité des trottoirs et passages piétons pour favoriser le déplacement de tous, et des personnes à mobilité réduite en particulier (jeunes enfants, parents avec poussette, personnes âgées).

 

3-  Rassembler les délégations stratégiques pour la politique de mobilité

  • Pour agir de façon efficace et cohérente à l’échelle municipales, les délégations à l’espace public, aux transports, à la voirie et au stationnement devront soit être rassemblées, soit travailler en synergie étroite.
  • L’ensemble des projets d’aménagement doivent être étudiés en concertation avec Est Ensemble, le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et les usagers des villes limitrophes, en particulier Bagnolet, Fontenay-sous-Bois et Vincennes.

4. Apaiser la circulation motorisée

  • Création de nouvelles zones de rencontre, sur le modèle de la rue Danton
  • Étendre le stationnement payant dans tous les quartiers desservis par une offre suffisante en transports en commun
  • Revoir le plan de circulation, pour réduire le trafic de transit au sein des quartiers
  • Classement à 30 km/h des voies départementales encore limitée à 50 km/h.

Pour toute question sur nos propositions sur les mobilités, n’hésitez pas à nous contacter.

Mireille Alphonse participera au Grand Oral Vélo du jeudi 5 mars à la Marbrerie, un événement organisé par Paris en Selle Montreuil.

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